Domenico SCARLATTI
Né le 26-10-1685 à NAPLES -23-07-1757 à MADRID
Son pére Allesandro, musicien fort célèbre (1660-1725) et qui écrira plus de cent opéras, dirigea ses études musicales, l’enfant ne tardera pas à se montrer très doué.
Dés 1701, il entra comme organiste et compositeur à la chapelle royale de Naples et se mit tout naturellement à composer des opéras et des oeuvres religieuses, mais il se passionne pour l’instrument à clavier .
À l’age de 20 ans, il se rendit à Venise ou il rencontrera Haendel et Vivaldi puis repartira pour Rome ou il mènera une double activité de maître de chapelle et de compositeur d’opéra. Mais c’est finalement dans la péninsule ibérique qu’il trouvera définitivement sa voix en 1720, d’abord à la cour du roi du Portugal à Lisbonne ou il enseignera le clavecin pendant de longues années puis suivra l’infante Maria-Barbara en 1729 à Madrid. Son génie lui ouvrit les portes de l’aristocratie.
Comme le castra Farinelli, domenico semble avoir été un favori à la cour bien qu’étant un grand joueur il dut souvent emprunter de l’argent à Farinelli.
A l’encontre de ses contemporains Haendel, Bach et Rameau, dont le génie était universel, Domenico n’a affirmé sa grandeur que dans la seule musique à clavier ou il composera près de 550 sonates presque toutes en un seul mouvement , qui n’est pas sans rappeler plus tard F.Chopin pour l’amour de son instrument.
Ses sonates développent une harmonie nouvelle et souvent difficile d’exécution par sa grande virtuosité, prétendant que la nature lui avait donné dix doigts et qu'il fallait bien les utiliser tous.
Bien qu’elles repoussent les entraves de l’époque baroque et réclament une liberté nouvelle, ses sonates ont leur place dans l’art classique italien.

Georg Philipp TELEMANN
Né le14-03-1681-Magdebourg-20-06-1767 Hambourg
Compositeur allemand fils de Heinrich mort en 1685 diacre de Magdebourg issu d’une lignée de pasteurs, Georg Philipp fréquentera plusieurs lycées mais restera à peu près autodidacte en musique. Il complétera ses connaissances musicales à Zellerfeld, puis écrira de la musique pour des drames scolaires du recteur J.C Lossieus et dirigera la musique d’église au couvent ST Godehard.
En 1704 il était nommé organiste et directeur de la musique à la Neue Kirche et partit quelques temps plus tard en Cracovie pour y découvrir la musique polonaise, à cause d’événements et de guerre il repartit pour la cour d‘Eisenach (ville natale de Jean- Sébastien Bach) et y devient Konzertmeister, puis directeur de la chapelle.
En 1709 il épousait Louise Eberlin ( morte en 1711) , partit en 1712 pour Francfort et donna des concerts en 1713 et créera son premier oratorio. En 1714, il épousera Khatarina Textor qui le quitta en 1736. Apres avoir été maître de chapelle dans différente cour: Eisenach Bayreuth,Weimar puis assurera la direction de l’opera de Hambourg.
En automne 1737 qu’il partit pour Paris et le succès lui assurera une réputation internationale et mis fin à la publication de ses oeuvres en 1740 aprés la parution de nombreuses compositions de musique de chambre, en partie de caractère pédagogique
Il faudra attendre 5 ans pour qu’il se manifeste en public avec de grands oratorios. Les grands théoriciens de l’époque 1750 plaçaient Telemann bien au dessus de J.S Bach, certain allait jusqu’a prétendre comme le fondateur d’une nouvelle période de l’histoire de la musique.
C’est au public que Telemann s’adressait tout particulierement en créant des “Collegia musica “ et en organisant des concerts payants.
Grâce à lui, la musique qui était jusqu'alors presque exclusivement réservée à l’église, à la ville ou à la cour et qui, dans l’ensemble ,n’avait que des fonctions représentatives , se vit assigner un nouveau chant d’action tenant compte de ce nouveau public et des exigences d’une bourgeoisie mélomane et musicienne son oeuvre subira des influences de style italien , polonais et français regroupe pas moins de 44 passions, 111 services religieux, plus de mille cantates , 600 ouvertures, et 40 opéras .

Jean Philippe Rameau
Né à Dijon le 24-sept-1683 et mort le : 12-sept-1764
Fils d’un organiste, il fut confié aux jésuites du collège du Godrans mais il travailla si mal que ses professeurs demandèrent de le retirer. Il décida de prendre le chemin de son père et se voue entièrement à la musique, pour laquelle il manifeste de grandes dispositions. Aprés un bref voyage en Italie, il tient durant quelques mois les orgues de notre dame en Avignon, puis celle de la cathédrale de Clermont-Ferrand.
Sa vie errante l’améne à Paris, Lyon, Dijon, mais en 1723 il se fixe définitivement à Paris où ont déjà paru ses premières pièces pour clavecin et, son 1er traité d’harmonie (1722). En 1726, il se marie à l’age de 42 ans avec une jeune fille de 19 ans d’une famille de musicien, Marie Louise Mangot et lui constitue une dot de 200 livres. En 1727 il fit la connaissance du riche fermier “La Poupliniere” passionné de musique il met à sa disposition son orchestre et son théâtre et lui facilite l’entré à l’opéra. C’est là qu'il fera la connaissance de Voltaire qui lui fournira ses1er livrets pour ses opéras. Hippolyte et Aricie (son 1er opéra ) sera représenté à l’académie de musique, le 1er Oct 1733 pour ses 50 ans. Puis il poursuivra ses ouvrages théoriques qu’il avait commencé en 1722 (les principes de l’harmonie) et qu'il terminera en 1752 avec la démonstration du principe de l’harmonie servant de base à tout l’art musical.
Ces ouvrages à base scientifique établissent les règles de l’harmonie moderne avec la notion de basse fondamentale, d’accord, de mode, de cadence et de modulation. Puis il se brouille avec La Poupliniere et désormais il devra s’installer rue des bons enfants ou il poursuivra ses oeuvres lyriques. Peu sociable et d’une franchise brutale, aimant l’étude et la méditation, Rameau doit cependant lutter contre ceux qui veulent l’opposer aux Lulliste, puis contre les encyclopédistes, admirateurs de “bouffons” et de la mélodie italienne. Mais il poursuit néanmoins son oeuvre.
De forme traditionnelle, l’opéra de Rameau diffère de celui de Lully par sa richesse d’écriture et sa force dramatique. Il accorde au récitatif accompagné plus de souplesse et de variété, il le rapproche des airs. Les choeurs, en régression chez les Italiens, mais déjà important chez Lully, font corps ici, avec l’action. Rameau donne une large place au ballet, ses danses (menuet, gavotte, sarabande, bourrée, rigaudon), pleines d’élégance et de finesse, gardent chacune leur caractère particulier et soutiennent l’intéret de l’oeuvre. Enfin , il multiplie l’emploi des machines (décors animés) qui retiennent l’attention du public. La musique instrumentale prend une importance capitale. Ouvertures, préludes et interludes préparent la naissance de la symphonie moderne.
Puissant musicien de théâtre, savant harmoniste au langage raisonné (trop savant au dire de ses ennemis), Rameau exprime de manière originale son sens du colorie mélodique et orchestral et traduit de façon magistrale le sentiment dramatique. Ses oeuvres: des dizaines de pièces pour clavecin, des motets, cantates,et opéras Castor et Pollux (1737), Dardanus (1739), Pastorales héroïque (1745), opéra ballet, les Indes galantes (1735), les Fêtes d’Hébé et ballets.

Rameau mourut à l’age de 83 ans et laissa derrière lui une veuve et 3 enfants, son fils Claude né en 1727, ses 2 filles Marie-Louise (religieuse) et Marie -alexandrine qui épousera françois de Gaultier qui à laissé ainsi que son frère une descendance que l’on peut suivre jusqu’au début du 20 éme siècle.