Franz Joseph HAYDN
Né le: 31 mars 1732 à Rohrau (Basse Autriche) mort le: 31 mars 1809 à Vienne
Son nom HEIDEN est d’origine Hongroise, et ses peu à peu transformé en en HAYDN. Il est fils d’un charron (fabriquant et réparateur de charrues et de voitures à chevaux). Amateur de musique, son père l' envoya en 1738 à l’école de HAINBURG, ou le recteur, était un de ses amis. Deux ans plus tard, il rentra comme petit chanteur à la maîtrise de la cathédrale de St -Etienne à VIENNE ou il y restera jusqu'en 1759, date ou il commença à muer et grâce à la vigilance de son père, la direction n'a pas pu faire de son fils un castrat, et le petit Joseph fut mis à la porte.
A cette époque il deviendra violoniste de sérénade, professeur de piano et valet de chambre. Il composera sa première symphonie en RÉ majeur et devient maître de chapelle des princes ESTERHAZY. Princes qui exigent de lui qu'il compose tous les matins, qu'ils fassent répéter ses musiciens l'âpres midi, et qu'il dirige ces œuvres le soir.
Grâce à son heureux caractère et à son sens de l’humour il se sortit facilement de toutes ces taches, et les musiciens l’appelaient "le bon papa Haydn". Mais un jour, le prince lui commandât une symphonie pour son anniversaire, et au moment de le payer, il ne lui offrit que la moitié de ce qui était convenu, Papa Haydn ne dit rien, mais le soir du concert, les musiciens partirent les uns après les autres avant la fin de la symphonie, et il ne restera que deux musiciens à la fin (ce qui fâcha terriblement le prince ). "Que signifie cette odieuse plaisanterie" (demanda t-il), et Joseph de rétorquer avec son humour célèbre: “ Majesté, vous nous avez payé que de moitié, nous vous avons offert qu’une moitié de symphonie”.
Le prince furieux, avez gâché son anniversaire mais il paya dorénavant tous ses musiciens.(Cette symphonie est: "la surprise").
A partir de mars 1762, après la mort du prince PAUL, et grâce à son frère NICOLAS le MAGNIFIQUE”, ses activités de compositeur et de chef d’orchestre prennent une très grande ampleur.
Le petit orchestre se transforma en un ensemble musical remarquable, avec le renfort de la musique militaire du prince, qui aimait également jouer de la viole de gambe.

Entre 1761 et 1771 HAYDN avait déjà composé 96 symphonies dont la plupart furent créées au Château ESTERHAZ et peu après, jouées dans toute l’europe et même en Amérique du nord. Les anglais lui font une ovation extraordinaire mais Haydn refuse de s’y fixer et retourne à VIENNE.

Assez peu doué pour le drame lyrique-bien que Vera costenza (1778-1779) et Orlando Paladino (1782) annoncent les opéras de Mozart, Haydn compose de la musique religieuse (messes, requiem, motets, psaumes) et il réussi particulièrement dans l’oratorio: les 7 dernières paroles du Christ (1785), la création (1798), les saisons (1801).

Il oriente le genre vers une conception déjà romantique, avec des recherches d’effets pittoresques. Il fait de la symphonie une des grandes formes de la musique instrumentale et en écrit 104 dont GOUNOD (qui visiblement n’appréciait guère Haydn) disait:
"Haydn n’a pas composé 104 symphonies mais une symphonie 104 fois ".
Simplicité, sens de l’équilibre et du rythme, souci du timbre, telles apparaissent les caractéristique de ses oeuvres. Plaisante, pleines de vie et d’humour et qui n’hésite pas à écrire des opéras pour marionnettes pour distraire des enfants et adultes.
Il mourut le 31 Mai 1809 dans sa maison de Vienne, devant laquelle Napoléon 1er avait placé une garde d’honneur. Son corps fut enseveli dans l’église d’Eisenstadt où tant de ses compositions religieuses avaient été créées.

Mozart Wolfgang-Amadeus

Né à Salzbourg le: 27 janvier 1756, mort à Vienne le: 5 Décembre 1791

“Dis moi que tu m’aimes et je te jouerai tout ce que tu voudras”
Voila ce que répondait Woferl* à toutes les personnes désireux de l’entendre jouer.

(* petit nom que Wofgang s’était donné lui même ainsi que Nannerl pour sa soeur Maria Anna et Pimperl pour son chien).

Son père (Léopold 1719-1787 ), violoniste, compositeur et surtout pédagogue, avait pressenti le génie de son fils, et les facilités de sa fille en matière de musique. Cela lui permit d’organiser un long voyage à travers toute l’europe qui durera pendant trois ans.

De passage à VIENNE, woferl qui jouait du clavecin sur une péniche courant les flots du Danube avec un draps recouvrant l’instrument, fît tomber 3 moines dans le fleuve qui, stupéfait par l’épreuve du petit Mozart, n’ont pu retenir leur équilibre...

Également de passage à PARIS, on lui demanda de jouer à Versailles. Le petit Woferl qui, très joueur et très intrépide, courrait dans tout le palais en faisant des glissades, s'étala de tout son long devant toute la cour de LOUIS XV.

Se fut une très gentille jeune fille à peine plus âgée que lui qui l’aida à se relever. Il remercia la jeune fille de sa délicatesse et lui proposera de se marier avec elle dans quelques années. (Mais la jolie jeune fille n’epousera jamais le petit Mozart car, elle deviendra la future reine de France: “Marie Antoinette d’Autriche, femme de LOUIS XVI qui malheureusement auront tous les deux la tète coupée en 1793”.
Woferl était considéré comme un génie, et un enfant prodige dans toute l’europe et bien qu’il ne soit jamais allé à l’école, son père, lui donna une solide instruction musicale et une bonne culture générale.
L’adolescent et l’adulte qu’il devient ont conservé dans une large mesure la nature de l’enfant. Mais tout ceci ne devient progressivement qu’une façade tourné vers la vie quotidienne, derrière laquelle se dissimulait le génie créant sans repos et ouvert aux profondeurs de la vie humaine.
Il composa des symphonies, des concerti, et même des messes. Son génie était tel, qu’il lui était possible de réécrire toute une messe d’un autre compositeur (qui refusait de lui montrer la partition) en l’écoutant qu’une seule fois. Il alla même à 13 ans montrer à un piètre violoniste, comment on se servait de cette instrument (Vexé, le vieux monsieur décida d’arreter le violon).

Mais tout ceci n’aida pas le petit Mozart à se faire des amis et même le prince archiduc de SALZBOURG lui mis un coup de pied au dernière et le renvoya définitivement de sa cour, parce que Mozart lui avait manqué de respect .

Dégoûté, il se fixa à Vienne et épouse Constance von WEBER, le 4 août 1782, la soeur du composteur Karl maria (femme frivole et d’un esprit assez superficiel ).

Pourtant il triomphe dans son dernier opéra “l’enlevement au sérail “en 1782 et n’étant plus au service d’un maître, il doit travailler. Il donne des leçons de piano et d’orgue et compose de très nombreux concertos de pianos et des symphonies (41 en tout).

Affaiblit par le travail écrasant, par la brouille avec son père, et profondément abattu par la mort de sa mère, il entre dans la franc-maçonnerie pour trouver un refuge spirituel et l’amitier profonde avec son bon papa HAYDN l’aida un peu à se remonter, mais l’argent se fais rare et ses compositions lui rapportent à peine de quoi survivre.

Constance étant partit en cure, il se réfugia dans une petite maison de bûcheron dans la foret viennoise pour y composer son dernier opéra “La Flûte enchantée”. La 1ére représentation eut lieu en Septembre 1790. Ce fut un demi succès mais cela lui apporta un peu d’argent. En définitive, c’est cet opéra qui non seulement conquis toutes les scènes, mais contribua à faire connaître son oeuvre au monde entier.

Dans les dernières semaines de sa vie les soucis matériels se firent pressants et son état maladif, qui dura depuis un certain temps déjà, s’accentua. Mais ils continua à travailler à une dernière commande d’un mystérieux homme masqué: “Le requiem” (dont il pensait bien qu’il servirait à sa propre mort). Ce requiem ne sera jamais terminé.

 

Il s’eteindra à vienne le 5 DEC 1791 d’une fièvre rhumatismale, après 2 semaines de maladie et c’est sous un immense orage sans une seule personne pour l’accompagner à sa dernière demeure (excepté peut-être un chien qui suivra le convois jusqu’au cimetière ST-Marx ) qu'il sera enterré dans la fausse commune sans pierre tombale, de sorte qu'il deviendra impossible de retrouver l’emplacement de sa tombe.

Mais ne soyons pas triste, un homme comme Mozart ne meurt pas tout à fait, puisqu’ il nous reste sa musique, qui avec une tendresse infinie, ne parle que d’amour, et il sait maintenant que tout le monde l’aime profondément.

Il composa plus de 600 oeuvres dont ses opéras, en italien comme "Cosi fan tute" en allemand comme "la Flûte enchantée", en français comme "l’enlevement au sérail" et d’autre encore "Don giovani", "le mariage de Figaro", "la Clemenza di Tito", des oeuvres pour tous les instruments et même un concerto pour armonica et orchestre.

Un ange était decendu du ciel pour donner du bonheur au hommes mais les hommes ne l’ont pas entendu, alors il repartira au royaume des cieux à 35 ans pour donner d’autres bonheurs pour l’éternité. (G.Fourtier)