Frédéric François CHOPIN
Né le 22 fev ou le 1er mars 1810 à Zelazowa Wola en Pologne Mort à Paris le 10 oct 1849
Son Père Nicolas était français (de Lorraine), et émigra en Pologne en 1797 puis épousa une polonaise Justina Krzyzanowska qui lui donna 2 enfants Ludwika et Frédéric.
Un jour de ses 4 ans, Frédéric était caché dans une grande malle près du piano et écouta sa mère jouer du Mozart, quelques instants après, il reproduisit avec un doigt, toutes les mélodies qui’il venait d’entendre. Etant trop petit pour qu’on puisse voir qui jouait, la bonne s’écria de peur: "Madaaaame… au secours, il y a un fantôme dans le piano!". Comme dira plus tard son ami Schumann (qui est né la même année):
“Chapeau bas messieurs, un génie vient de naître”.

En effet sa mère lui donna ses Premières leçons de piano avant de le confier plus tard à un grand musicien W. Zywny.

Un jour il dit à son maître: "Monsieur j’entend chanter dans ma tète mais je ne sais pas comment écrire la musique".

Alors le maître sortit son gros crayon au bout carré et écrivit ce que le petit fred. lui jouait, et pour ses 5 ans, sa première polonaise était né.

A 6 ans il commença ses premiers concerts habiller en costume de marin (juché sur des gros livres pour que ses mains puissent atteindre le clavier). Après le triomphe de son concert, il demanda non pas s’il avait bien joué, mais si le public avait remarqué son beau costume de marin.
De 1823 à 1826 il fit des études au lycée de Varsovie puis entreprit des études de musique à la Szkola Glowna Muzyky, dans la classe de Jozef Elsener qui dira de son élève: "Frédéric est particulièrement doué et a du génie musical".

Il obtient un diplôme de composition en 1829.

Il suivait en même temps des cours à l’université et assistait aux conférences des historiens de la littérature.

Il se lie d’amitier avec des écrivains et musiciens polonais et donne des récitals dans tous les salons à la mode.

En 1830, il quitte définitivement sa Pologne pour voyager dans toute l’Europe et arrive à Paris en 1831 ou il vit de concert et de leçon de musique. Toute la ville lui fait de véritables ovations et se lie avec les plus grands artistes de l’époque: Liszt, Berlioz, Paganini, Balzac et Delacroix et après quelques voyages en Allemagne et en Tchécoslovaquie.

De retour à Paris il demanda la main de son unique amour Maria Wodzinska, mais celle-ci lui fut refusée et après cette déception, par chance, il fit la rencontre de sa future grande passion que sera George Sand en 1836, bien que la première fois qui’il la vit, il fit cette réflexion “Est-ce bien une femme, je suis prêts à en douter”.

Cependant, un grand amour prendra naissance et durera 10 ans.

Pendant toutes ces années, il passera les étés dans la maison de George Sand à Nohant, ou il jouait tous les soirs devant tous les invités de George (qui avait établie un programme très précis: levée à 8h petit déjeuner sur la terrasse, travail à 9h jusqu'à 12h30 avec défense de la déranger puis petite collation et promenade jusqu'a 15h, et à partir de 17h 30, grand repas pouvant aller jusqu’a 10h du soir ou musicien et poètes donnaient un spectacle des plus complet et quelquefois un peu farfelu, puis coucher vers minuit).
La santé de Frédéric étant fragile les médecins lui ont conseillé de partir vers la chaleur et il décide de se rendre avec George à Palma de Majorque en 1838.

Mais le climat lui fut défavorable (de la pluie et du vent tous les jours) c'est dans cette maison, appelé "la maison des vents" qu’il composera le célèbre "prélude de la goutte d’eau" en entendant toute une nuit tomber la pluie dont certaines gouttes raisonnaient dans un bac en fer.

Sa santé s’altéra et toussant de plus en plus, ils durent regagner Paris en toute hâte. De cet amour, naîtrons ses plus belles oeuvres (Nocturnes, Préludes, Ballades et Scherzi) .

Toujours fidèle à son instrument et dont il est pratiquement le seul à composer à partir d’improvisation en recherchant sa fameuse “Note bleue

D’une sensibilité maladive, il n’était pas rare de le voir verser quelques larmes tout en improvisant une page qui lui semblait passionnée. Bien qu’il lui arrivait d’avoir de l’humour et qu’il aimait se moquer de certains Lords Anglais en imitant leur accent, et bien que sa musique semblait parfois aussi s’amuser telle la Valse n° 6 “comme un petit chien qui tourne autour de sa queue”, il toussait de plus en plus et retombait facilement dans une profonde mélancolie.
Des pages merveilleuses sortaient de son imagination comme le Concerto en MI mineur dont la phrase mélodique est d’un romantisme profond, et dont la mélodie pleine de charme et d’expression, se détache très nettement de l’accompagnement dans lequel il use de raffinements harmoniques très personnel que ses successeurs lui emprunteront. Chopin restera profondément patriote et sa musique reflétera toujours son sont goût pour le raffinement et les traditions pour son cher pays .
Il écrira 6 polonaises, 24 études, 24 nocturnes, 24 préludes, 32 mazurkas une vingtaine de valses, 2 concerti, 4 scherzi, 4 ballades, barcarolle, fantaisie des variations sur "la Ci darem la mano" de Mozart, berceuse, tarentelle et oeuvres diverses.
A l’issue de son dernier concert à Londres le 16 nov 1848, il tomba gravement malade. A son retour, son état empira. Il mourut dans son appartement au 12 de la place Vendôme le 17 octobre1849 et fut inhumé au cimetière du père Lachaise et selon son voeu, son coeur fut transporté en Pologne dans l’église de la sainte croix à Varsovie.
Dernière parole de Chopin:

Comme cette terre probablement m’étouffera, vous voudrez bien me détacher le coeur que vous enverrez en Pologne afin d'être sur de ne pas être enterré vivant.” .

A sa mort Schumann dira encore:

l’âme de la musique est passée par le monde